A partir de tableaux, tapisseries, objets d'art, livres et document divers, cette exposition illustrera la légende de la Reine de Saba et ses avatars tant en Orient, en Ethiopie qu'en Occident.
Si les trésors de l'Arabie ou ceux de la Reine de Saba sont à l'évidence deux mythes liés au monopole du commerce des résines aromatiques, dès la fin du Hème millénaire avant notre ère, à partir du Sud de la péninsule et de la Corne de l'Afrique, on saisit mal comment et grâce à la Bible, au Coran et à divers commentateurs juifs, arabes, persans et éthiopiens, la maîtresse des pistes sudarabiques suscita un des cycles légendaires les plus féconds de l'Orient. Même la dynastie salomonide de Hailé Selassié invoquait pour origine la visite diplomatique rendue par la reine à Salomon.
L’Aude, département
rural s’il en est, se compose de plus de 430 communes, parfois
minuscules, et plus ou moins bien réparties sur l’ensemble du
territoire en fonction d'un relief assez tourmenté. La plupart des ces agglomérations, aussi modestes
soient elles, ont une riche histoire,
Une des particularité
de l’Aude, c’est que son territoire est parsemé de deux types d’agglomérations très
caractéristiques du sud ouest de la France : les bastides
et les circulades, dont l'origine remonte au Moyen Âge.
La période
romane
(du Xe au XIIe siècle) voit le développement des
circulades, villages enroulés autour du château ou de l'église, tandis qu’à partir du XIIe et surtout du XIIIe siècle le
Sud Ouest de la France connaît un fort développement démographique
accompagné par la création "ex nihilo" des bastides, villages et
petites villes construits de manière rationnelle, avec des rues se coupant à angle droit. Ainsi l'Aude est-elle couverte d'une mosaïque de ronds et de carrés.