A partir du 20 juin et pour 3 mois, expo exceptionnelle à Carcassonne !
Joan Miro commence la sculpture dans les années soixante et soixante-dix car il y voit un moyen d'aller au-delà de la peinture. Depuis les années vingt, il veut, selon ses propres termes, « assassiner la peinture ». Il réaffirme d'ailleurs cette conviction en 1974, à l'occasion de sa rétrospective au Grand Palais, remarquable en particulier pour ses anti-peintures (toiles brulées) et ses sculptures en bronze.
Miro entreprend de produire un grand nombre de sculptures à partir de 1966, à la Fonderie Parellada, dans la région de Barcelone. Il y travaille en collaboration, utilisant le procédé de la fonte à cire perdue, et adopte un type de surface particulier, caractérisé par une texture brute qui conserve l'aspect originel du bronze coulé. Ainsi ses œuvres acquièrent une patine comparable à celles des pièces découvertes dans les fouilles archéologiques. En fait, elles fonctionnent comme une version moderne de ce type de bronzes.
A compter de 1966, Miro privilégie la sculpture par rapport à la peinture: il considère la sculpture comme une moyen de réaliser la fusion de l'art et de la vie. Cette exposition présente un éventail important des sculptures que Miro réalisa à la Fonderie Parellada, appartenant aussi bien à sa première période de production de bronzes, entre 1966 et 1974, qu'à la dernière série qu'il produit entre 1981 et 1983. Toutes ces œuvres mettent en évidence l'intérêt manifesté par l'artiste pour les surfaces croûteuses et irrégulières. Les œuvres réalisées en France sont bien différentes. Lorsqu'il travaille avec la Fonderie T. Clémenti de Meudon, spécialisée dans la fonte à cire perdue, Miro s'efforce de capturer les objets qui lui servent de modèles dans les moindres détails, et ce bien qu'il ait choisi de peindre le bronze de couleurs vives, utilisant des peintures industrielles, tel le ripolin, récusant ainsi les superbes couleurs de surface propres à ce métal. Chez Susse à Arcueil ainsi qu'à la Fonderie R. Scuderi de Clamart, Miro s'intéresse davantage aux patines sombres plus traditionnelles, que l'on peut obtenir lors de la finition.
Miro considère la sculpture en bronze comme un prolongement des assemblages d'objets surréalistes qu'il avait réalisés dans les années trente. Il collecte des objets qu'il amasse dans ses ateliers, dans une démarche visant à la création d'une atmosphère poétique, elle-même propice à la peinture. Il s'agit le plus souvent d'outils rustiques de sa Catalogne natale ou de Majorque, ou bien encore de morceaux de bois qu'il découvre au cours de ses promenades dans la campagne des environs de Mont-Roig (province de Tarragone) ou de Calamayor (Majorque), où se trouvent ses ateliers. Au fil du temps, ces objets contribuent à l'élaboration de tout un lexique sculptural empreint de poésie...
Kate MOSSE, auteur d'origine anglaise installée à Carcassonne signe une grande fresque se déroulant entre 1209 et 1244, où survit une jeune fille nommée Alaïs, détentrice d'un manuscrit cathare et rebondissant de nos jours avec une Alice, jeune archéologue qui le découvre.
Très bien documenté (à l'inverse de certains best-sellers hollywoodiens), ce livre est à déguster si vous visitez la cité cathare ou si vous en connaissez quelques lieux... Les novices y trouveront aussi une belle invitation à venir en pays occitan.
Journaliste à la BBC où elle présente deux prestigieuses émissions, Kate Mosse est aussi cofondatrice et directrice honoraire du Orange Price for Fiction, membre de la Royal Society of Arts. En 2000, elle a été déclarée European Woman of Achievement pour sa contribution au monde des Arts. Elle partage sa vie entre l'ouest du Sussex et Carcassonne.