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Les édifices religieux Convertir en PDF Version imprimable E-mail

Comme dans la plupart des autres villes, l'Eglise Catholique fut pendant des siècles un des plus gros propriétaires fonciers de Carcassonne.La ville comptait sous l'Ancien Régime un grand nombre d'églises et de chapelles, publiques ou appartenant aux congrégations religieuses disséminées principalement en Ville Basse. Il nous reste encore une bonne partie de ces édifices religieux, qui ont su traverser les turbulences et arriver jusqu'à nous.


La Cité à elle seule ne comptait pas moins de trois églises, la chapelle castrale et l'enclos des chanoines de St Nazaire. La Ville Basse comptait aussi trois églises, et un nombre impressionnant de couvents et de chapelles.


Evoquons-les les uns après les autres, au fil des rues et des siècles...Le joyau de l'architecture religieuse à Carcassonne est bien sûr la Basilique St Nazaire dans la Cité. Chef d'oeuvre mélant audacieusement et harmonieusement les styles roman et gothique, et dont les vitraux du choeur comptent parmi les plus beaux de France.


La Chapelle de Radulphe, petit bijou gothique du 13e siècle, lui est accolée sur le flanc nord. Elle servit de tombeau à un évêque au destin hors du commun !


Il ne reste malheureusement plus grand chose de l'ancien enclos des chanoines de St Nazaire, détruit à la Révolution. Les seuls vestiges en sont les quelques arcades du cloître qui longent la Chapelle de Radulphe, dans le jardin du Grand Théâtre de la Cité.Les autres églises et chapelles de la Cité ont subi le même sort, et il nous faut un peu d'imagination pour retrouver l'ancienne Eglise St Sernin dans les maigres restes de l'abside et la grande fenêtre du choeur, encastrés dans la muraille devant la Place Marcou.

Il ne reste absolument rien en revanche de l'ancienne Eglise St Jean, démolie à la Révolution elle aussi, si ce n'est son souvenir, sur la Place qui porte encore son nom. Rien non plus de la Chapelle Ste Marie, qui se trouvait dans l'enceinte du Château Comtal.
C'est sous ses fondations que l'on a retrouvé ce qui demeure un mystère... les squelettes d'une vingtaine de bébés et jeunes enfants. Pourquoi furent ils ensevelis à cet endroit ? Qui étaient ils ?

Entre Cité et Bastide, se trouve le célèbre quartier de la Trivalle et de la Barbacane. L'Eglise de Notre Dame de l'Abbaye est difficilement visible depuis la rue, on aperçoit sa masse imposante depuis le haut de la Trivalle. Le mince clocher effilé de Notre Dame du Sauveur au contraire se dresse fièrement au centre de cette rue.
La Chapelle St Gimer était l'ancien lieu de culte des habitants du quartier de la Barbacane. Devenue bien trop exiguë, elle fut remplacée dans ce rôle par l'actuelle Eglise St Gimer, construite par Viollet le Duc au 19e siècle dans le style néo-gothique. Avant d'aborder la Bastide, on traverse le Pont Vieux, au bout duquel est accrochée la superbe Chapelle Notre Dame de la Santé, qui tient son nom de l'ancien hospice qui lui faisait face.


Remontons la rue du Pont Vieux, et nous tombons sur cet étrange bâtiment que les Carcassonnais appellent le Dôme. C'est tout ce qu'il reste de la chapelle de l'Hôtel Dieu, démoli en 1977.Nous traversons la ceinture de boulevards, et pénétrons enfin dans la Bastide. Là, les bâtiments religieux foisonnent !
Impossible de ne pas voir les deux énormes églises de style gothique languedocien, édifiées à la fin du 13e siècle au moment de la fondation de la Ville Basse. L'Eglise St Vincent possède la nef la plus large du sud de la France, et son majestueux clocher se voit à des kilomètres à la ronde. La Cathédrale St Michel date de la même époque, mais ne prit ce titre qu'au début du 19e siècle, quand tous les pouvoirs ecclésiastiques furent transférés de la Cité à la Ville Basse.Une troisième église existait autrefois en ville, Ste Marie de l'Officialité. Elle fut détruite lors de la construction des Halles, il en reste le clocher.


Tous les autres édifices de la Ville Basse sont des chapelles, qui faisaient partie d'ensembles plus importants, couvents et collèges, ou qui étaient les lieux de rassemblement des confréries et congrégations florissantes à Carcassonne pendant des siècles.On disait au 18e siècle "Londrins premiers, londrins seconds, pénitents bleus, pénitents noirs, vent de cers et vent marin, voilà tout Carcassonne", tant la ville en comptait.
Ainsi la Chapelle des Carmes se trouve sur l'emplacement du cloître des Carmélites, installées ici dès le 13e siècle. Ses vitraux modernes et son plancher en bois sont surprenants !La Chapelle du Collège des Jésuites possède des peintures murales, magnifiquement restaurées lors de sa transformation en auditorium.
Les Jacobins avaient leur couvent à l'emplacement du théâtre municipal actuel, à proximité de la grande porte monumentale qui porte encore leur nom.
Les Cordeliers se trouvaient à l'emplacement de la grande poste actuelle. Carcassonne avait aussi des communautés d'Augustins, de Mercédaires, de Pénitents Blancs, de Pénitents Bleus et de Pénitents Noirs.
Sous la Restauration, on connut un renouveau de la foi, et des associations religieuses se constituèrent.D'autres pénitents s'installèrent dans la Chapelle St François Xavier, près de la Place Carnot
La Chapelle des Dominicaines, rue de Verdun, qui date de cette époque, sert maintenant de lieu d'exposition d'art. Et il ne faut pas oublier le Bastion de la Tour Grosse, dans lequel une confrérie fit construire un chemin de croix et un saint sépulcre en 1826. c'est l'actuel jardin du Calvaire, ce lieu hors du temps au coeur de Carcassonne.


Et puis, il ne faut pas oublier le Temple Protestant, rue Antoine Marty, inauguré en 1890, qui évoque une église de style anglican, et la Mosquée de Carcassonne, inaugurée tout récemment !

 
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