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Le château de Quéribus Convertir en PDF Version imprimable E-mail
Un dé posé sur un doigt... telle est l'image souvent associée au château de Quéribus. Que l'on arrive de la plaine du Roussillon par le Grau de Maury, ou du célèbre village de Cucugnan au pied des Corbières, la vision de cette forteresse est saisissante.
la citadelle de QuéribusC'est au sommet d'un étroit piton rocheux que se dresse la silhouette massive de Quéribus, défiant les lois de la gravité. Le titre de "Citadelle du Vertige", qui lui est aussi attribué, rend en quelque sorte hommage à ce dernier bastion du catharisme, tombé 11 années après Montségur.

Perché à 728 mètres d'altitude, Quéribus défendait simultanément les Corbières et le Fenouillèdes. Comme Aguilar, il appartenait au 11e siècle au comte de Besalú, et passa à la couronne d'Aragon en 1162. Pendant la Croisade, en la personne de Chabert de Barbaira, il accueillit de nombreux cathares fugitifs et chevaliers dépossédés (les faidits). Il tomba aux mains des Français en 1255, soit onze ans après la chute symbolique de Montségur, dans des circonstances peu claires. Une reddition - trahison semble-t-il...

Quoi qu'il en soit, sa position stratégique est de la plus haute importance, sur la ligne de crête séparant dès 1258 la France et le royaume d'Aragon. La forteresse est tenue en état de défense jusqu'au Traité des Pyrénées de 1659, quand la frontière recule.

la salle du pilierOn accède au château par un escalier taillé à même la roche. Les escaliers montant jusqu'au donjon se succèdent, faisant place à chaque pallier à de nouveaux systèmes de défenses, portes fortifiées, chemins de ronde, casemates.  On y découvre un ensemble de bâtiments aussi bien civils que militaires. Car Quéribus était bien une place forte stratégique, mais également un lieu de vie : citernes, logis, cheminées, le logis du gouverneur haut de 3 étages, etc... 

Le donjon, ou "Tour de l'Hommage", est assez bien conservé. C'est surtout la "salle du pilier" à l'intérieur de ce donjon qui retient l'attention du visiteur. On ne s'attend en effet pas à trouver une telle beauté dans ce lieu plutôt austère ! Un énorme pilier en forme de palmier, datant de la fin du 13e siècle en orne le centre. Il forme une splendide voûte soutenue par des croisées d'ogives de style gothique, dont les nervures reposent sur des moulures en forme de pyramide. La salle est éclairée par une imposante fenêtre à meneau. Un superbe escalier à vis est également accolé au donjon. La plateforme sommitale est aménagée pour recevoir des canons. De cette plateforme, la vue est époustouflante : les Corbières, la plaine du Roussillon, Perpignan, les étangs et la Méditerranée, les Pyrénées et le massif du Canigou. La plupart des bâtiments médiévaux du 13e siècle ont été remaniés par la suite, en particulier aux 15e et 16e siècles, à l'arrivée de l'artillerie lourde. Il ne reste plus grand chose du château qui connut l'époque du catharisme.

QuéribusEn aucun cas, on ne peut qualifier Quéribus de "château cathare". Pas plus lui que les autres châteaux de la région d'ailleurs. Car si les Cathares pourchassés s'y sont bien réfugiés, jamais ils n'ont édifié ces forteresses, qui le plus souvent ont été reconstruites, remaniées, renforcées, voire rasées après l'annexion française.

Les ruines que l'ont peut admirer de nos jours, pour évocatrices qu'elles soient, n'ont pour la plupart jamais vu un seul Cathare, elles leur sont postérieures !

 

plan de Quéribus

 

 
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La trilogie Egovox

couvegovox1redDans l'Aude nous n'avons pas que des vieilles pierres, nous avons aussi de jeunes et dynamiques auteurs et dessinateurs de BD ! Né en 1978 à Arras, Yigaël a étudié la bande dessinée aux beaux arts de Tournai. A sa sortie, il débute sa carrière en dessinant quelques pages d’humour pour les éditions SEMIC dans le pocket Kiwi, puis illustre quelques histoires dans les collectifs des éditions Petit à petit. En 2004, il signe avec ce dernier chez Akiléos pour la trilogie Egovox. Parallèlement, il continue à dessiner des pages d’humour pour le site bulledair.com. En 2005, il participe au dixième et dernier numéro du collectif Porophore, où il retrouve pour l’occasion ses anciens camarades de l’atelier BD de Tournai.

Actuellement, Yigaël vit dans l’Aude et prépare des projets personnels tout en continuant la série de Science Fiction Egovox. Nous ne vous recommanderons jamais assez d'aller vite acheter le deuxième volume de la trilogie qui vient de paraître ... et d'attendre la fin de l'aventure avec impatience !

 
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