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Devant la menace de l'hérésie cathare (=
version catholique !!), dont le développement était favorisé par le
relâchement des moeurs de l'Eglise (= version cathare !!), deux hommes
décidèrent de mettre fin à ces abus "sodomiaques". Saint Bernard et
Saint Dominique de Guzmán partirent donc prêcher en terres cathares, en
terres languedociennes.
Saint Dominique se mit à l'ouvrage,
convaincu de sa destinée de sauveur (ce n'est ni le premier ni le
dernier de l'Histoire...). Il fit d'abord valoir ses talents d'orateur,
puis fit entrer un peu de "magie" dans son jeu. Saint Dominique
participa ainsi à plusieurs "disputes", réunions où hérétiques et
catholiques confrontaient leurs arguments théologiques.
La
"dispute de Montréal", au printemps de 1207 est une des plus célèbres,
pour le miracle qui s'y produisit... Ainsi, pendant deux semaines
Dominique s'enferma avec le Parfait cathare
Guilhabert de Castres, pour une longue confrontation verbale sur les
dogmes de l'Eglise, la messe, les sacrements, la corruption de
l'Eglise, etc... Quatre arbitres devaient examiner les rapports des
deux partis.
Mais les deux orateurs se trouvèrent être aussi
excellent l'un que l'autre, et il fallut trouver un stratagème pour les
départager et désigner un vainqueur. On recourrut alors à l'ordalie, ou
épreuve du feu. Les notes prises sur des parchemins pendant les débats
par le Parfait Guilhabert furent lancées dans les flammes. Elles
brûlèrent immédiatement.
Les notes de Dominique lancées à leur tour s'élevèrent au dessus des
flammes et commencèrent une "danse incombustible". Par trois fois elles
s'élevèrent ainsi, montant jusqu'au plafond où elle mirent le feu à une
poutre, sans jamais brûler elles mêmes.
La justice divine avait tranché !
La poutre miraculeuse est toujours
conservée, scellée dans une chapelle de l'église
Notre Dame de l'Assomption à Fanjeaux, en
Lauragais, où St Dominique s'était établi et où il avait fondé un
monastère pour femmes cathares reconverties au catholicisme. Ce
monastère existe toujours, à Prouilhe, au pied du village de Fanjeaux.
Les bâtiments médiévaux détruits à la Révolution ont été reconstruits à
la fin du XIXe siècle.
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