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Cette petite chapelle accrochée au bout du Pont Vieux, côté Ville Basse, fut fondée au 15e siècle. Elle servait à l'hôpital Saint Jacques qui était juste en face de la rue. On prétend qu'un don permit de commencer la construction de la chapelle actuelle en 1497.
Les bâtiments de l'hôpital Saint Jacques, qui était destiné à recevoir les pèlerins, les mendiants et les femmes de mauvaise vie, ont été démolis. Lors de travaux pour la construction d'un parking on retrouva une vaste nécropole renfermant les restes humains de milliers de personnes, les pauvres, qu'on enterrait alors dans un simple linceul, à même la terre. La chapelle n'a pas eu à souffrir des Guerres de Religion. Mais au cours du temps, il n'a été conservé de cet hôpital que la façade donnant sur le bout du pont et cette chapelle, qui possède une grande statue de Saint Vincent de Paul et une grande rosace. Celle-ci a donc été reconstruite en 1523, puis agrandie en 1687, en bouchant une des arches du Pont Vieux. Ancienne chapelle d'un hôpital, cela explique son nom de Notre Dame de la Santé…
C'est un petit joyau du gothique flamboyant. A l'intérieur, une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle trône au dessus de l'autel, et un livre d'Or vous attend juste à gauche de la porte ! Composée d'une nef unique à deux travées et
d'une abside à cinq pans, l'édifice est éclairé par cinq fenêtres
qu'ornent des angelots portant des écus armoriés.
A l'extérieur, juste à l'angle, une toute petite statue de la Vierge dans une niche grillagée. La chapelle dominait le faubourg environnant avec sa toiture ornée de balustrades, gargouilles et autres pinacles, mais tout a disparu.
Lorsque l'on est sur le Pont, on aperçoit sur le chevet de Notre Dame les repères indiquant les hauteurs atteintes par les crues de l'Aude au cours des siècles. Impressionnant, et presque inimaginable, quand on voit cette paisible rivière couler sous le pont… en été quelques filets d'eaux qui se fraient péniblement un chemin entre les herbes aquatiques, les cailloux…. les canards et les ragondins…
Mais on sait malheureusement quels ravages elle peut provoquer, toute la région en fait régulièrement la triste expérience… Souvenez-vous, novembre 1999...
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