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Impossible de ne pas citer cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, même s'il ne faut pas s'attendre à découvrir un palais aux mille splendeurs… On peut sans problème passer et repasser devant, sans même l'apercevoir, tant sa façade grise est triste et discrète. Mais au Siècle des Lumières, ce bâtiment appartenait à une des plus riches familles de Carcassonne, et un œil avisé peut encore de nos jours deviner la richesse de cette honorable maison derrière la décrépitude de l'ensemble.
Il suffit de passer le porche, et de pénétrer dans la cour, je devrais même dire, dans les cours, car on a la surprise en passant sous cette porte cochère de la rue de Verdun d'accéder à un ensemble de cours et arrières cours, qui dégagent certes une certaine mélancolie, mais inspirent également le respect.

Elle a quand même de beaux restes, cette vieille bâtisse ! ! !
On y découvre donc un bel escalier monumental sur la droite, qui autrefois devait mener aux appartements, que l'on imagine luxueusement décorés, une deuxième porte cochère qui conduit à la seconde cour… Un petit jardin, un gros chat noir qui dort au milieu de la cour bétonnée, à l'image du lieu, un peu vieillot et décrépi lui aussi, et une succession de portes hautes surmontées d'arc en plein cintre vitrées, qui étaient peut être les portes des entrepôts de cette famille enrichie par le commerce drapier…
Fface à nous, une autre porte cochère, qui donne dans la rue Aimé Ramon.
Il existe encore pas mal d'exemples à Carcassonne de cours intérieures, de petits passages voûtés permettant de traverser les carrons, qu'on ne devine absolument pas de la rue, et qui rappellent à leur manière les célèbres "traboules" lyonnaises.
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