Accueil arrow Histoire arrow Les restaurations de la Cité
 
   
Mescladís
Accueil
À la une !
Tout l'agenda
Nos bonnes adresses
Liens
Carte-postale
Livre d'or
La Boutique Òc
 
Advertisement
Carcassonne
Carte d'identité
Visite de la ville
Histoire
Le catharisme
Contes et légendes
Les traditions
Le Pays Cathare
 
Newsletter

Recevez régulièrement les dernières infos de Carcassonne et des environs.






Quel temps !
Carcassonne, France
Temp.: 13°C
Resenti: 13°C
Humidité: 82%
Vitesse: 35 km/h
Direction: 280°
Pression: 1015.9 mb
W
Montrer plus de détails
Mis à disposition par: 
 
Advertisement
 
 
Les restaurations de la Cité Convertir en PDF Version imprimable E-mail

Le Traité des Pyrénées de 1659 porte un coup très dur à Carcassonne, et tout particulièrement à la Cité, qui perd son importance stratégique avec le recul de la frontière au-delà des Pyrénées et du Roussillon. Au 18e siècle, la Cité est devenue un quartier misérable et excentré.

A cette même époque, la Ville Basse déborde d'activité et décolle sur le plan économique. La Cité reste le siège des pouvoirs politiques et religieux, et place forte militaire. Mais les progrès de l'armement, en particulier le développement de l'artillerie, des canons, vont petit à petit rendre ses hautes murailles obsolètes, et mal adaptées au nouveau type de guerre. Il n'y a qu'à voir les fortifications du 17e siècle élaborées par Vauban un peu partout en France, épaisses et basses, souvent à moitié enterrées… Rien à voir avec ces hautes tours, ces meurtrières et ces crénelages…projet pour la Porte Narbonnaise

 

Saint Nazaire perd son titre de cathédrale en 1802 au profit de Saint Michel, les évêques séjournaient de toute manière le plus souvent en Ville Basse depuis déjà des années. L'armée abandonne sa tutelle sur la Cité en 1804, c'est la débandade ! Les toitures se délabrent peu à peu, les murs se lézardent, les habitants de la Cité n'hésitent pas à utiliser les murailles comme carrières de pierre pour leur utilisation personnelle… et l'Administration des Domaines, dont dépend désormais la Cité, vend nombre de parcelles.

Un lent changement de mentalité va heureusement permettre de sauver le monument. En 1821, alors qu'on démolit la barbacane du château, la Cité est classée "Place forte de deuxième série" par ordonnance royale.
Prosper Mérimée, Inspecteur Général des Monuments Historiques, visite les lieux, et publie en 1834 ses "Notes de voyages", dans lesquelles il décrit la Cité comme un monument splendide du Moyen-Âge.

C'est grâce à l'action d'érudits locaux, comme Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, et la Société des Arts et Sciences de Carcassonne fondée en 1836 qu'elle est revalorisée. La Basilique Saint Nazaire est classée Monument Historique en 1840, les fortifications le sont en 1849.
Viollet le Duc Les travaux de restauration débutent dès 1845 sur la Basilique (ils dureront jusqu'en 1867), et sont confiés au célèbre architecte Eugène Viollet le Duc. Mais l'histoire de Carcassonne est digne des meilleurs feuilletons à suspens… Si la Basilique est réhabilitée, l'ensemble de la Cité n'est pas sauvé pour autant… Par décret de Bonaparte en juillet 1850, la Cité est à nouveau déclassée comme place militaire, et retombe sous la tutelle de l'Administration des Domaines. Retour donc à la case départ, et à la situation du début du siècle ! Levée de boucliers de la part de la municipalité de Carcassonne, consciente cette fois de l'intérêt unique du monument, le décret est reporté dès le mois d'août 1850 ! Ouf ! ! ! Les travaux démarrent en 1853, le but affiché par Viollet le Duc étant la restitution des fortifications selon leur architecture d'origine… ou supposée telle.

C'est tout le front Ouest, visible depuis la Ville Basse qui est restauré en premier, le reste suit petit à petit, les Lices dégagées de leurs maisons, les propriétaires expropriés. Ces chantiers titanesques dureront des dizaines d'années, mais ne portent selon les spécialistes que sur environ 20% de l'ensemble (ce qui est déjà énorme, vue la taille de la Cité !).

le château avant restaurationle château après restauration La restauration de l'enceinte extérieure est achevée en 1902. La Cité est donc bien un concentré d'histoire de l'architecture depuis deux millénaires, et non pas, comme on le lit parfois, le fruit de l'imagination débordante d'un architecte du 19e siècle empreint de romantisme.

Carcassonne, ce n'est pas un château de Louis II de Bavière, comme Neuschwanstein, incroyable pastiche néo-gothique kitschissime pseudo médiéval, construit de toute pièce il y a un siècle...

De toute façon, il suffit de regarder les anciennes photos prises dans les années 1860 avant le début des travaux, pour se rendre compte de l'état de la Cité à l'époque, et l'on voit bien, que ces travaux, pour impressionnants qu'ils soient, n'ont pas refait à neuf un ensemble dont il ne serait resté que quelques cailloux.. Un œil averti remarquera aussi en se baladant le long des murailles les différences de couleur et de "texture" entre les pierres d'origine et les pierres remises en place au 19e siècle par Viollet le Duc.

Les réhabilitation n'ont concerné la plupart du temps que les crénelages et les toitures. On pourra contester tout ce qu'on voudra dans ces travaux de grande ampleur… oui, il y a eu quelques erreurs (des toits pointus en ardoise, dans un pays de tuile canale, le clocher crénelé de Saint Nazaire, etc…), mais si l'ami Viollet n'était pas passé par là, qu'aurions-nous aujourd'hui à admirer ? 

 

 
< Précédent   Suivant >
 
l'Agenda
La Botiga
A la une...
Des ronds et des carrés

L’Aude, département rural s’il en est, se compose de plus de 430 communes, parfois minuscules, et plus ou moins bien réparties sur l’ensemble du territoire en fonction d'un relief assez tourmenté. La plupart des ces agglomérations, aussi modestes soient elles, ont une riche histoire,

Une des particularité de l’Aude, c’est que son territoire est parsemé de deux types d’agglomérations très caractéristiques du sud ouest de la France : les bastides et les circulades, dont l'origine remonte au Moyen Âge.

La période romane (du Xe au XIIe siècle) voit le développement des circulades, villages enroulés autour du château ou de l'église, tandis qu’à partir du XIIe et surtout du XIIIe siècle le Sud Ouest de la France connaît un fort développement démographique accompagné par la création "ex nihilo" des bastides, villages et petites villes construits de manière rationnelle, avec des rues se coupant à angle droit. Ainsi l'Aude est-elle couverte d'une mosaïque de ronds et de carrés.

 
Advertisement